Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine - TnBA

Théâtre du Port de la Lune , Théâtre, danse, musique, marionnettes, cirque, théâtre des enfants...

Débat public
10 janvier 2018
Conversation entre Jacques Rancière et Nathalie Quintane

En partenariat avec la Librairie Mollat et l’Université Bordeaux Montaigne
Mercredi 10 janvier 2018 / TnBA - Grande salle Vitez - 19h00
> Entrée libre et gratuite, réservation indispensable

Réservation : billetterie@tnba.org - 05 56 33 36 80

> Jacques Rancière
Le peuple, ce n’est pas la masse de la population ; le peuple est une construction. Il n’existe pas, il est bâti par des discours et des actes.
Professeur émérite de l’université Paris-VIII et professeur de philosophie à l’European Graduate School de Saas-Fee (Suisse). Pendant la campagne présidentielle, il fut souvent question d’un « peuple » dont Jacques Rancière estime qu’il n’est, à ses yeux, pas la population mais la somme des anonymes en paroles et en actes. Alors, quid de la démocratie et de ce système représentatif qui trouve le moyen de s’arranger avec les anomalies et les monstres qu’il secrète ? Comment réorganiser d’autres mondes communs et rendre visibles les capacités et les intelligences de tous ceux qui les habitent ? Tel pourrait être, selon Jacques Rancière, le sens novateur de l’émancipation.
Quelques ouvrages : La Haine de la démocratie (La Fabrique, 2005), Comment revivifier la démocratie (avec Pierre Rosanvallon, nouvelles éditions de l’Aube, 2015), En quels temps vivons, conversation avec Eric Hazan (La fabrique éditions, 2017).

> Nathalie Quintane
Un inventaire des façons de ceux qui, n’étant pas ou plus du peuple, voient, désirent, fantasment, sabordent, ruinent, suppriment « peuple »
Poète, écrivain, mais aussi « enseignante travailleuse salariée », Nathalie Quintane construit une oeuvre où l’engagement politique est étroitement mêlé à la
réflexion sur les usages que les sociétés contemporaines font du langage. En interrogeant la place du peuple dans Tomates (2010), Les années 10 (2014) et Que faire des classes moyennes (2016), elle poursuit sa quête politique ou, plus exactement, sa réflexion, en acte, sur le rôle politique de la littérature. Qu’en est-il de sa capacité à agir, à susciter notamment de la part du lecteur cette réaction à même d’en faire un acteur politique ? Dans une forme qui emprunte à la fiction et l’essai, Nathalie Quintane livre une poésie où la forme même est « engagée » pour tenter de saisir le peuple, sans céder aux facilités de l’empathie ou du collage.
Quelques ouvrages : Grand ensemble (P.O.L, 2008), Tomates (P.O.L, 2010), Les Années 10 (La Fabrique éditions, 2014), Que faire des classes moyennes ? (P.O.L, 2016).

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