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Poussières de sang
Compagnie Salia nÏ Seydou (Burkina Faso)
Nul besoin de maîtriser la langue de l’ethnie gourounsi pour saisir l’intensité tragique du chant de Djata Melissa Llebou dès les premiers instants de Poussières de sang. La sobriété de cette grande chanteuse burkinabé résonne avec l’amplitude exceptionnelle de la dernière pièce de la compagnie Salia nï Seydou. Avec sept danseurs et cinq musiciens, Poussières de sang constitue la pièce la plus ambitieuse jamais réalisée par cette compagnie burkinabé. Créée voici quinze ans alors que Seydou Boro et Salia Sanou étaient des interprètes en vue de Mathilde Monnier, la compagnie est devenue leader du grand mouvement chorégraphique sur le continent africain. Nourrie d’un contact intense avec la réalité vécue à Ouagadougou, sa danse nous place devant l’évidence que le monde contemporain, ses drames et ses inventions, s’y vit avec autant d’acuité que dans le seul occident développé. Inutile de porter sur Poussières de sang le regard biaisé qui s’épuiserait à trier ce qui tiendrait de la danse traditionnelle d’un côté, de la danse contemporaine de l’autre. La danse de Salia nï Seydou est celle d’artistes de culture bukinabé d’aujourd’hui, à composantes traditionnelle et moderne, bien plus mobiles que celui de la plupart de leurs spectateurs occidentaux. Leur spectacle médite sur la fureur des destinées politiques humaines, qui, particulièrement en Afrique, laisse tant et tant de corps détruits. Les flexions infinies des corps repliés, défaits, le déploiement ou la déroute des verticalités sculpturales, la clarté rhétorique des gestuelles, la retenue méditative des énergies, la scansion incantatoire, en sont l’indéniable signature physique.
Danseurs Salia Sanou, Seydou Boro, Adjaratou Ouédraogo, Ousseni Sako, Bénédicth Sene, Boukary Séré, Asha Thomas
Chorégraphie Seydou Boro, Salia Sanou Texte et chant Djata Melissa Llebou, Mamadou (voix, guitare, balafon, flûte), Pierre Vaiana (saxophone, percussions, voix), Oumarou Bambara (djembé, balafon, tambour d’aisselle, ngoni), Adama Dembélé (tambour d’aisselle, ngoni)
Lumières Eric Wurtz Costumes Martine Somé Scénographie Ky Siriki
Coproduction La Passerelle Scène nationale de Saint-Brieuc, Festival Montpellier Danse 2008, Le Volcan Scène nationale - Maison de la Culture du Havre, Théâtre de la Ville – Paris, Théâtre de la Bastille, Théâtre de l'Agora Scène nationale d’Evry et de l’Essonne Résidence de création soutenue par la Région Ile-de-France, Centre National de la Danse – Pantin, Département Afrique et Caraïbes en Création de CULTURESFRANCE - Ministère des Affaires étrangères, Centre culturel français de Ouagadougou, Centre de Développement Chorégraphique - La Termitière de Ouagadougou, compagnie Salia nï Seydou Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication - DRAC de Bretagne, et du Conseil Général des Côtes d'Armor
La compagnie Salia nï Seydou est associée à la Passerelle - scène nationale de Saint-Brieuc et en résidence longue au Centre national de la danse - Pantin
Création 2008 Festival international Montpellier Danse
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LE CARRé / SAINT-MéDARD-EN-JALLES
ma 23.03 - 20h30 En partenariat avec le Carré / Les Colonnes dans le cadre de Ouagadougou Session
1H00
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