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Sauterelles
« Dans Sauterelles, j’ai imaginé dépeindre un mode de vie et un monde « inversés »,
c’est-à-dire un monde dans lequel les vieillards ne pensent qu’à
l’avenir (et plutôt un avenir lointain) tandis que les jeunes (les très
jeunes même) ne pensent qu’à la manière de survivre jusqu’à atteindre
la vieillesse, rien de plus.» Biljana Srbljanovic
Il y a une fille qui lit les secrets sur les lèvres, un vieil homme
qui joue les anniversaires et les grandes batailles au loto et tandis
qu’un fils cherche son père dans le silence, un autre attend le poème
dédicacé que son père ne lui a jamais offert. Pendant ce temps, une
petite fille danse l’insolence devant son grand-père, une autre guette
la chanson oubliée derrière la fenêtre de sa grand-mère, une dernière
se bat pour échapper à une mère dominatrice. Les êtres aimés sont
partis ; ceux qui restent, on rêve de les abandonner sur une aire de
repos, de les trahir ou de les tourmenter. En attendant, les « jeunes
vieux » des Sauterelles se
réunissent dans la cuisine, sur la terrasse, au restaurant dans une
tentative de mesurer leur misère à celle des autres. A la recherche de
l’amour, de l’honneur, du bonheur, hantés par l’absence de repères, ils
sont à l’écoute de leurs pensées les plus sordides. Ils parlent pour
s’assurer de leur présence, le cœur livré à bouche ouverte, ils
essaient de survivre à travers les fêlures du passé. Entre sarcasme,
humour grinçant et non dits impuissants, la parole devient défense,
bouclier, contre les mots qui s’éloignent de l’humain. Le temps
passe sans remords et laisse sa trace sur ces jeunes qui ne le sont
plus vraiment. Les générations se croisent, se parlent sans se
comprendre, se frôlent sans se toucher ; et pourtant « les gens parfois
se découvrent de façon tellement surprenante ». Quand l’équinoxe
d’automne s’annonce, à l’arrivée des nuages et de la pluie, les
Sauterelles abandonnent leur masque et s’avancent d’un pas hésitant
vers le chemin de la vérité. On s’interroge alors « sur ce qu’on a
fait pour ce monde, sur ce qui restera après notre passage. Un petit
point dans l’Histoire ou même pas ? »
Nathalie Fréri – octobre 2006
Avec Houda Ben Kamla, Caroline Chaniolleau, Gigi Dall'Aglio, Claude
Evrard, Nadia Fabrizio, Mila Savic, Caroline Chaniolleau, Michèle
Gleizer, Jean-Pierre Malo, Nicolas Rossier, Pascal Vannson, Gilbert
Tiberghien
Traduction française Gabriel Keller (à paraître aux
éditions de l'Arche à Paris) / Assistanat à la mise en scène Francesca
Covatta / Scénographie, costumes Kattrin Michel / Lumières Christophe
Pitoiset / Musique André Litolff
Coproduction TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, Théâtre de la Ville - Paris
Photos de répétition © Frédéric Desmesure
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DOSSIER PEDAGO-SAUTERELLES-06007
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TNBA SALLE JEAN-VAUTHIER
je 12.10 - 20:00
ve 13.10 - 20:00 complet
sa 14.10 - 20:00
ma 17.10 - 20:00
me 18.10 - 20:00
je 19.10 - 20:00
ve 20.10 - 20:00
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ve 27.10 - 20:00
sa 28.10 - 20:00
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Bords de scène Rencontre avec Dominique Pitoiset et ses comédiens à l'issue de la représentation les JE 19 et ME 25 octobre LibrairieLes textes des spectacles sont disponibles au coin librairie du TnBA, les soirs de représentations En partenariat avecLes Côtes de Castillon
2h30 environ + entracte
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